Focus

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Quelques résultats marquants illustrant notre activité

Dans ce dossier

COMMUNIQUE DE PRESSE - Une étude internationale impliquant INRAE et l’Institut de recherche Senckenberg sur la biodiversité et le climat (Allemagne) démontre l’importance de la diversité végétale, à différentes échelles spatiales (de la parcelle au paysage), pour le maintien de nombreux services écosystémiques. Les scientifiques ont étudié les liens entre la diversité végétale et 16 services écosystémiques, incluant des services liés à la production agricole mais aussi des services socioculturels, liés par exemple à l’esthétique des paysages, dans 150 prairies situées en Allemagne. Leurs résultats, publiés le 14 novembre dans Nature Ecology & Evolution, montrent que la diversité végétale a un rôle primordial dans le maintien d’importants services écosystémiques qui sont bénéfiques à différents acteurs du territoire (agriculteurs, résidents, secteur du tourisme ou associations de protection de la nature). Ces nouvelles connaissances contribuent au développement de mesures de gestion du territoire visant à préserver les écosystèmes et les services qu’ils apportent. Publié le 15 novembre 2022
INRAE, le CNRS et La Rochelle Université montrent dans une nouvelle étude parue dans PNAS que combiner prairies permanentes et diversité des cultures dans les paysages agricoles favorise la régulation des insectes ravageurs et des plantes adventices dans les parcelles agricoles. La présence de prairies permanentes âgées permet de réduire de 19 % le nombre d’insectes ravageurs dans les parcelles. Les paysages avec une grande diversité de cultures réduisent de 6 % la présence des plantes adventices. Ces résultats confirment les bénéfices des « solutions fondées sur la nature » pour l’agriculture et la nécessité de préserver les prairies et de diversifier les cultures pour réduire l’usage des pesticides.
COMMUNIQUE DE PRESSE - Les mildious sont des agents pathogènes qui provoquent des maladies destructrices des plantes : mildiou de la pomme de terre, mildiou du soja, mildiou de la vigne, etc. Les chercheurs d’INRAE et leurs collègues du CNRS et de l'Université Paris Saclay, ont identifié le groupe de gènes responsable du type sexuel chez le mildiou de la vigne, alors que ces gènes étaient encore inconnus chez les oomycètes, organismes eucaryotes [1] apparentés aux algues brunes. Cette découverte a été rendue possible par une prouesse technique qui a permis le croisement entre elles de souches de mildiou de la vigne. Il s’agit d’une avancée majeure pour la compréhension de la reproduction sexuée des oomycètes, et plus largement des plantes et des champignons. Elle pourrait aussi ouvrir une voie pour lutter contre le mildiou de la vigne par la perturbation de sa reproduction sexuée, essentielle au développement de la maladie. Ces travaux paraissent le 14août 2020 dans la revue Current Biology. Publié le 17 août 2020
COMMUNIQUE DE PRESSE - Plasmopara viticola, l’agent responsable du mildiou de la vigne, provoque de nombreuses épidémies dans les vignobles français, causant par ailleurs d’importantes pertes pour les viticulteurs. Si les déterminants biologiques de la maladie sont bien connus, comme son mode de reproduction, on ne sait presque rien sur son histoire. Comment ce pathogène originaire d’Amérique du Nord a-t-il envahi le monde ? Des scientifiques d’INRAE ont travaillé en collaboration avec l’Université Paris-Saclay, le CNRS et l’Université de Groningen (Pays-Bas) pour comprendre le processus de cette propagation. Leurs travaux, parus le 25 mars dans Current Biology, en donnent les clés. Une meilleure compréhension de son histoire, et donc de son évolution, est un levier pour lutter contre ce parasite source de la majorité des traitements fongicides sur la vigne. Publié le 26 mars 2021
Esca Delmas
Sécheresse et maladies sont des pressions que la vigne subit, causant perte de rendement et mortalité dans les vignobles. Mais ces stress pour la plante n’agissent pas forcément en synergie. Une équipe de recherche d’INRAE, de Bordeaux Sciences Agro et de l’université de Bordeaux vient de découvrir que les conditions de sécheresse suppriment l’apparition des symptômes de l’esca, l’une des principales maladies du bois de la vigne causée par un champignon. Leurs résultats, publiés le 21 octobre dans la revue PNAS, sont une avancée majeure dans la compréhension de cette maladie et des interactions complexes avec la plante, le pathogène et le climat. La poursuite de ces études pourrait permettre une meilleure prédiction de l’apparition de l’esca par l’analyse de l’état physiologique des plantes et des indices de sécheresse. Publié le 22 octobre 2021
Des modèles mathématiques pour gérer durablement les gènes de résistances aux maladies des plantes en aménageant les paysages agricoles
Une collaboration scientifique entre trois unités de recherche d’INRAE a permis d’explorer l’origine des symptômes foliaires chez la vigne infectée par l’esca.
Le dépérissement de la vigne en lien avec la conduite et la taille
Vigne, le biocontrôle est sur les rangs. SAVE teste différentes méthodes de biocontrôle pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires contre les ravageurs ou maladies de la vigne. Reportage INRAE

Date de modification : 14 août 2023 | Date de création : 02 décembre 2014 | Rédaction : DT, AC